L’Assemblée nationale vote la baisse de la CSG pour 550.000 retraités modestes

Le 27 octobre dernier, nous avons voté un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale permettant la baisse de Contribution Sociale Généralisée (CSG) en faveur des familles de retraités modestes.

Cet amendement cosigné par une centaine de mes collègues de la majorité permettra à 290.000 retraités de bénéficier du taux nul de CSG, soit une baisse moyenne du prélèvement d’environ 552 euros.

260.000 familles bénéficieront en plus du taux réduit de CSG, soit, pour elles, une baisse moyenne de 461 euros.

En tout, ce sont 550.000 retraités modestes qui sont concernés par ces mesures de justice sociale.

Après la revalorisation du minimum vieillesse et une prime exceptionnelle l’année passée, après la loi sur les retraites de 2013 qui a permis à celles et ceux ayant commencé à travailler tôt de partir en retraite à 60 ans, le Gouvernement et la majorité parlementaire poursuivent leur action pour de redonner du pouvoir d’achat aux Français modestes et de la classe moyenne.

Moyens de Daech : notre mission remet son rapport au Président de l’Assemblée Nationale – mercredi 20 juillet 2016

La Mission d’information sur les moyens de Daech, dont je suis Vice-Président, a remis son rapport au Président de l’Assemblée nationale.

Dotée des prérogatives d’une commission d’enquête, notre mission a convoqué quelque soixante personnes en audition : chercheurs, diplomates, magistrats, hauts fonctionnaires de la sécurité ou des finances, journalistes, etc.

Vous pouvez accéder à l’ensemble du rapport de cette mission sur le site de l’Assemblée nationale en cliquant ici

Etat d’urgence : mon intervention à la tribune de l’Assemblée nationale – Discussion générale du projet de loi de prorogation de l’état d’urgence – mardi 19 juillet 2016

ASSEMBLÉE NATIONALE
Deuxième séance du mardi 19 juillet 2016

Intervention de M. Eduardo Rihan Cypel

Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, messieurs les ministres, une nouvelle fois notre pays fait face à l’horreur du terrorisme djihadiste, qui a fait couler le sang en France, à Nice, le jour de notre fête nationale. Nous sommes tous endeuillés. Tandis que s’achève à peine le deuil national de trois jours proclamé par le Président de la République et que les familles n’ont pas encore enterré leurs morts, j’exprime ici, avec vous tous, toute notre solidarité, j’adresse toutes nos pensées aux victimes, à leurs familles et à leurs proches.

Nous sommes réunis aujourd’hui pour examiner et voter le projet de loi de prorogation de l’état d’urgence. Il faut tout de même rappeler des principes simples, dès lors que le débat est ouvert et que des questions sont posées. L’état d’urgence procède de l’État de droit. C’est parce qu’il existe un État de droit que nous pouvons voter un état d’urgence.

C’est dans ce cadre qu’il est possible de déroger à un certain nombre de principes de l’État de droit. Sous la surveillance et le contrôle de l’État de droit, l’état d’urgence sera voté, à une large majorité si j’en crois les positions de chacun des groupes de cet hémicycle.

Il y a un débat sur la question de savoir s’il faut un régime ou des lois d’exception pour lutter contre le terrorisme. Pour nous, la lutte contre le terrorisme doit se faire avec les armes de la démocratie, sous le contrôle de la démocratie, notamment celui de cette assemblée.

Lutter contre le terrorisme suppose deux principes, qui sont aussi ceux de la démocratie : la fermeté, implacable, et la légalité, indispensable. Si nous cédons sur ces principes, c’est l’État de droit qui disparaîtra. Nous aurons alors des lendemains difficiles, car la République française sera sortie du cadre qui est le sien pour entrer dans un régime qui n’est pas sa nature.

Sur le fond, dans la lutte contre le terrorisme, cette nouvelle forme de terrorisme, djihadiste, qui provoque des dégâts partout dans le monde, nous devons la vérité aux Français. Et la vérité commande de dire que le terrorisme djihadiste est une menace de long terme, non seulement pour la France, mais pour toutes les sociétés européennes et partout dans le monde. L’actualité le montre, aucune région du monde n’est épargnée par ce nouveau terrorisme, dont l’idéologie est prônée par Daech : le Moyen-Orient, bien sûr, l’Europe, partout où c’est possible, jusqu’aux Etats-Unis, frappés eux aussi. La menace est large, globale, et peut s’abattre n’importe où, parce que le nombre d’individus concernés est grand. Tant que Daech, son organisation terroriste, le foyer terroriste et l’idéologie qu’il profère résisteront, nous aurons à faire face à ce nouveau risque.

Au-delà des problèmes que la question du terrorisme pose à notre sécurité immédiate, je veux ici travailler avec vous tous et saluer le Premier ministre, le ministre de l’intérieur, le ministre de la défense, qui ont la charge de la sécurité du pays, sous l’autorité du Président de la République. Le travail qu’ils accomplissent avec sang-froid et détermination n’est pas destiné à un camp politique ; c’est un travail pour la nation ; c’est un travail pour le pays. Au moment même où nous enterrons nos morts, nous devons être à la hauteur de la dignité nécessaire. (Protestations sur les bancs du groupe Les Républicains.) Cette exigence, c’est le pays qui le réclame, ce n’est pas l’apanage de la classe politique. Soyons à la hauteur des enjeux ! Car au-delà de la guerre contre le terrorisme djihadiste, nous devons mener une autre guerre : une guerre contre nos propres turpitudes, contre nos propres faiblesses qui peuvent nous conduire à lâcher l’essentiel. (Mêmes mouvements.)

Non, il ne faut pas un régime d’exception pour lutter contre le terrorisme. Nous devons, à côté de l’état d’urgence, être animés d’un état d’esprit où les valeurs fondamentales de la République française sont gardées. Ce n’est pas avec un régime autoritaire, en répétant les erreurs du passé que nous réglerons le problème. Nous devons lutter contre le terrorisme sans aucune forme de bushisme. La représentation nationale doit se rassembler. Il est encore temps qu’elle donne une image qui convienne à notre pays.(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, écologiste et républicain.)

Célébration des 10 ans de la Plateforme Industrielle Courrier de La Poste à Lognes-Croissy – vendredi 1er juillet 2016

J’étais présent ce matin à la célébration des 10 ans de la Plateforme Industrielle Courrier (PIC) de La Poste à Lognes-Croissy. Sur un site de 26 000 m², plus de 450 postiers travaillent nuit et jour au service de leurs clients. 3 millions de plis sont traités chaque jour par les agents. La PIC est le résultat d’une optimisation et d’une modernisation des services rendus aux citoyens. Cette célébration a été l’occasion de rappeler les différents services proposés par La Poste, appuyant les politiques publiques : renforcement du lien social, dématérialisation, accompagnement dans les économies d’énergie… Cette palette de services et de solutions répond aux défis majeurs  actuels : révolution numérique, transition énergétique, mutations sociétales. Je suis fier et heureux que ce site se trouve sur notre territoire, entre les communes de Croissy-Beaubourg, Lognes et Émerainville, un atout pour l’emploi sur notre secteur.

Cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française – Torcy – jeudi 30 juin 2016

J’étais présent hier à la traditionnelle cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française à la sous-préfecture de Torcy. Dans le moment inédit que nous vivons après le vote des Britanniques en faveur de la sortie de l’Union européenne, j’ai saisi l’occasion pour parler à nos nouveaux compatriotes des défis qui sont devant nous pour construire une Europe qui réponde aux attentes profondes des peuples européens. J’ai dit ma conviction que notre avenir est au sein de l’Europe mais que l’Europe devait changer profondément pour assurer Protection et Prospérité à tous nos peuples, sans quoi ils s’en détourneront définitivement. Et désormais, nos nouveaux compatriotes auront à prendre part à cette grande question dont l’issue est, à ce stade, incertaine : l’avenir ou la fin de l’Union européenne comme construction politique.