Eduardo RIHAN CYPEL interroge le Ministre de l’Intérieur sur le bilan de la politique de sécurité et évoque le Commissariat de Torcy – mardi 21 février 2017

Assemblée nationale
XIVe législature
Session ordinaire de 2016-2017

Compte rendu intégral
Première séance du mardi 21 février 2017
Présidence de M. Claude Bartolone

M. le président. La parole est à M. Eduardo Rihan Cypel, pour le groupe socialiste, écologiste et républicain.

M. Eduardo Rihan Cypel. Ma question s’adresse au Ministre de l’Intérieur, Bruno LE ROUX.

Monsieur le Ministre,

Depuis 2012, le visage de la France a changé. Nous avons eu en particulier à faire face aux plus graves attaques terroristes que notre pays ait connues.

Nos policiers et gendarmes, qui sont d’ordinaire mobilisés pour protéger nos concitoyens dans la vie de tous les jours, ont été soumis à une dure épreuve. Au-delà de leurs missions de lutte contre le crime et la délinquance, nos forces ont été mobilisées pour faire face au terrorisme.

Depuis et dès 2012, nous étions conscients des priorités et nous avons augmenté le budget de la sécurité intérieure pour créer des postes, améliorer le matériel, racheter des voitures et des gilets pare-balles et donc à faire face au terrorisme.

Alors que la majorité précédente avait supprimé 13.000 postes de policiers et de gendarmes, nous avons fait le choix de reconstruire et de renforcer nos forces de l’ordre pour mieux les accompagner.

À ce titre, les plans de lutte contre la délinquance et l’action de nos policiers dans les zones de sécurité prioritaires portent aujourd’hui leurs fruits.

Nous avons formé de nouveaux policiers et gendarmes, nous avons rebâti les services de renseignement, nous avons recréé des milliers de postes, nous avons amélioré aussi les équipements et cela avec les difficultés qui nous ont conduit à faire face au terrorisme.

Cet effort, nous l’avons entrepris alors que la majorité d’avant avait beaucoup déconstruit, notamment à travers la Révision générale des politiques publiques, la fameuse RGPP.

Ces efforts se concrétisent aussi, Monsieur le Ministre, sur ma circonscription, où enfin le Commissariat de Torcy sera construit : le financement du commissariat, promis il y a 10 ans, pour 15,7 millions d’euros sera enfin débloqué.

Alors, Monsieur le Ministre, pouvez-vous me dire les effets de la politique que nous avons menée pendant 5 ans au service de la sécurité des Français ?

M. Bruno Le Roux. M. le député Eduardo Rihan Cypel, je voulais vous confirmer la priorité qui a été celle du Gouvernement parce que d’abord il a été nécessaire de le faire compte tenu de l’état de nos forces de sécurité notamment des réductions de moyens qui les avaient durement touchées mais aussi par la menace terroriste qui nous a conduit durant cette législature, d’ailleurs de façon assez unanime, à renforcer l’arsenal juridique de nos forces de sécurité notamment des services de renseignement par cinq lois et à adopter des moyens qui étaient très sensiblement différents de ceux qui avaient pu être votés sous la précédente législature, notamment les moyens matériels et les moyens humains.

Il y a un débat qu’il y a eu pendant quelques mois et notamment ces dernières semaines dans l’Assemblée sur les effectifs qui avaient été créés durant cette législature. Bernard Cazeneuve a souhaité demander à l’Inspection générale de l’administration et à l’inspection générale des finances un rapport qui m’a été rendu la semaine dernière le 17 février, rapport dont je rendrai destinataire la Cour des comptes et les présidents des deux assemblées dès que j’aurai fini de répondre à vos questions. Ce rapport confirme que les effectifs budgétaires ont été mobilisés à plein régime pour créer 8837 emplois supplémentaires entre 2013 et 2017 conformément aux engagements qui avaient été pris le Président de la République et le Gouvernement.

Les chiffres sont parlants d’ailleurs, nous sommes passés en quatre ans de 488 sorties d’école de police en 2012 à 4600 cette année, et ce seront encore 4600 policiers qui sortiront des écoles en 2017.

Nous avons mis en œuvre un plan d’investissements massif pour nos forces de sécurité.

Nous avons renforcé nos dispositifs de renseignement.

Nous avons recréé une direction de la formation  là où les policiers en avaient grandement besoin.

La sécurité c’est l’affaire quotidienne des Français.

Nous avons avec notre majorité pris toutes nos responsabilités sur ce domaine.

 

L’Assemblée nationale vote la baisse de la CSG pour 550.000 retraités modestes

Le 27 octobre dernier, nous avons voté un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale permettant la baisse de Contribution Sociale Généralisée (CSG) en faveur des familles de retraités modestes.

Cet amendement cosigné par une centaine de mes collègues de la majorité permettra à 290.000 retraités de bénéficier du taux nul de CSG, soit une baisse moyenne du prélèvement d’environ 552 euros.

260.000 familles bénéficieront en plus du taux réduit de CSG, soit, pour elles, une baisse moyenne de 461 euros.

En tout, ce sont 550.000 retraités modestes qui sont concernés par ces mesures de justice sociale.

Après la revalorisation du minimum vieillesse et une prime exceptionnelle l’année passée, après la loi sur les retraites de 2013 qui a permis à celles et ceux ayant commencé à travailler tôt de partir en retraite à 60 ans, le Gouvernement et la majorité parlementaire poursuivent leur action pour de redonner du pouvoir d’achat aux Français modestes et de la classe moyenne.

Célébration des 10 ans de la Plateforme Industrielle Courrier de La Poste à Lognes-Croissy – vendredi 1er juillet 2016

J’étais présent ce matin à la célébration des 10 ans de la Plateforme Industrielle Courrier (PIC) de La Poste à Lognes-Croissy. Sur un site de 26 000 m², plus de 450 postiers travaillent nuit et jour au service de leurs clients. 3 millions de plis sont traités chaque jour par les agents. La PIC est le résultat d’une optimisation et d’une modernisation des services rendus aux citoyens. Cette célébration a été l’occasion de rappeler les différents services proposés par La Poste, appuyant les politiques publiques : renforcement du lien social, dématérialisation, accompagnement dans les économies d’énergie… Cette palette de services et de solutions répond aux défis majeurs  actuels : révolution numérique, transition énergétique, mutations sociétales. Je suis fier et heureux que ce site se trouve sur notre territoire, entre les communes de Croissy-Beaubourg, Lognes et Émerainville, un atout pour l’emploi sur notre secteur.

Cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française – Torcy – jeudi 30 juin 2016

J’étais présent hier à la traditionnelle cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française à la sous-préfecture de Torcy. Dans le moment inédit que nous vivons après le vote des Britanniques en faveur de la sortie de l’Union européenne, j’ai saisi l’occasion pour parler à nos nouveaux compatriotes des défis qui sont devant nous pour construire une Europe qui réponde aux attentes profondes des peuples européens. J’ai dit ma conviction que notre avenir est au sein de l’Europe mais que l’Europe devait changer profondément pour assurer Protection et Prospérité à tous nos peuples, sans quoi ils s’en détourneront définitivement. Et désormais, nos nouveaux compatriotes auront à prendre part à cette grande question dont l’issue est, à ce stade, incertaine : l’avenir ou la fin de l’Union européenne comme construction politique.

 

[Tribune] Eduardo RIHAN CYPEL : « Pour un revenu universel d’existence  » – Libération – mardi 10 mai 2016

Pour un revenu universel d’existence
par Eduardo Rihan Cypel , Député PS de Seine-et-Marne,
et Guillaume Mathelier, Docteur en théorie politique, auteur d’une thèse sur le revenu universel, maire PS d’Ambilly (Haute-Savoie)

Alors que l’économie numérique bouleverse l’organisation du travail, il convient de mettre en place un filet de sécurité pour l’ensemble des individus, de la naissance à la mort.

Le premier effet de la robotisation inexorable de notre appareil de production sera une phase de destruction massive qui menacerait 3 millions d’emplois en France à l’horizon 2030, avant que la nouvelle économie numérique ne crée des emplois nouveaux. Comment la France se préparera-t-elle à ces changements radicaux qui menaceront nos équilibres sociaux ? Le modèle social français peut-il résister face à une telle évolution ? A ces questions, nous devons apporter des réponses non seulement pour que notre pays soit aux avant-postes de cette nouvelle économie de l’innovation mais aussi pour qu’on adapte notre modèle social si on veut préserver cette exigence française d’égalité et de justice pour tous.

Un rapport présenté au forum de Davos intitulé «The Future of Jobs» pointent ces évolutions (1). Nous ne pouvons pas, que nous soyons citoyens ou responsables politiques, nous passer de penser les évolutions en cours comme la réorganisation planétaire des facteurs de production et leurs effets sur l’organisation du travail. Le risque serait celui d’un décalage dangereux entre le politique et l’économique où les forces du second prendraient le pas sur celles du premier.

Dans une société où le travail sera discontinu, marqué par des ruptures multiples, où les travailleurs seront dans la configuration des intermittents du spectacle et des auto-entrepreneurs, où le télétravail sera plus développé qu’il ne l’est déjà, il est important d’anticiper la nouvelle société du travail qui vient. Nous voulons passer d’une (re)distribution qui répare à une distribution qui prépare les individus. Nous proposons un revenu d’existence républicain qui replace l’égalité au cœur des attentions.

Notre proposition vise l’«égalité des dotations initiales» et se décline comme suit. Un revenu égal doit être donné à l’ensemble des individus, de la naissance à la mort. Dans un premier temps, de 0 à 18 ans, s’ouvre un compte individuel public qui épargne cette somme accumulée (dotation initiale) mois après mois. Pendant sa scolarité secondaire, le jeune sera invité à élaborer son projet de vie en lien avec son équipe éducative. Nous proposons donc un filet de sécurité dès les premiers moments de toute existence. Il devra pour avoir cette impulsion de montrer à la société son implication en tant que citoyen en faisant obligatoirement un service civique où il pourra affiner ses connaissances au contact de professionnels. Un parrainage d’expérience complétera la transmission de savoirs entre générations et l’entrée dans la vie active.

A partir de 18 ans, et de façon inconditionnelle, chaque citoyen toucherait un revenu d’existence jusqu’à sa mort. Cette somme mensualisée et indépendante de l’emploi salarié devra se substituer au millefeuille d’aides existantes aujourd’hui et offrir plus de liberté de choix à chacun. Il sera, selon notre proposition, appuyé par un revenu complémentaire qui prendrait en compte les disparités territoriales notamment liées au coût de la vie.

Le financement doit s’opérer autour d’un transfert des aides sociales existantes (RSA notamment), d’une disparition des administrations de contrôle social correspondantes (qui n’auront plus lieu d’exister puisque le revenu d’existence sera attribué universellement). D’autres pistes de financement sont possibles comme, par exemple, une taxation plus optimale des transactions financières.

Nous inscrivons le revenu d’existence dans un vaste projet de cohésion nationale embrassant toutes les forces vives de la nation, redonnant de l’espoir aux plus jeunes (en les sortant de l’ornière des conditions de leurs aïeux), et plaçant, qui plus est, l’égalité comme horizon moral partagé pour tous. Il permettra, par ailleurs, de réinjecter du temps créatif au service de la société, de l’économie, de la culture et de nôtre bien-être collectif. Cet effet secondaire du revenu universel n’est, à notre sens, guère à sous-estimer car dans nos sociétés, nous avons tous (et trop…) la «tête dans le guidon», ce qui nuit à notre créativité collective dans tous les domaines.

Nous voulons un grand débat national sur ce projet de société. Pour notre part, nous nous y emploierons pour refonder la gauche qui protège et qui garantit les conditions de l’émancipation. Et changer la société française en profondeur. Après la publication du rapport du député Christophe Sirugue, proposant une refonte générale des minima sociaux, nous voulons placer le débat sur le revenu d’existence au cœur de la campagne présidentielle de 2017.

(1) http://www.weforum.org/reports/the-future-of-jobs

retrouvez l’article sur

http://www.liberation.fr/debats/2016/05/09/pour-un-revenu-universel-d-existence_1451479

Inauguration du nouveau KFC à Bay 3 – jeudi 17 mars 2016

J’étais avec Guillaume Le Lay-Felzine, maire de Torcy, à l’inauguration du nouveau restaurant KFC de Torcy qui ouvrira au centre commercial Bay3 dès le 22 mars.

Grâce à une convention signée en mars 2015 entre la Ville de Torcy, la Maison intercommunale de l’insertion et de l’emploi (M2IE) et KFC France, ce sont 58 salariés habitant tous notre agglomération – dont 23 Torcéens – qui travailleront sur cet espace de 520 m².

Cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française – Torcy – jeudi 16 février 2016

J’ai participé à la cérémonie d’accueil dans la nationalité française, comme à chaque fois qu’elle est organisée par le Sous-préfet de Torcy, Gérard Branly.

J’ai été heureux de souhaiter « Bienvenue au sein de notre communauté nationale ! » à nos nouveaux compatriotes présents en nombre et souvent venus en famille.

Avec mon collègue Emeric Brehier, député de la 10ème circonscription, nous formons un sympathique duo fidèle à cette belle cérémonie républicaine.